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La parole à Inès

Du laboratoire aux Jeux Olympiques : le parcours d’Inès, une apprentie devenue experte de l’eau

Technicienne microbiologiste et préleveuse à la Direction des laboratoires du SIAAP à Colombes (92), Inès a fait de l’eau son terrain de jeu professionnel. Entre analyses pointues et missions de terrain, son quotidien illustre la polyvalence et l’engagement des équipes du SIAAP.

Un parcours marqué par l’apprentissage

 

Inès découvre le SIAAP en 2017, en apprentissage au laboratoire de microbiologie de Seine Centre. Pendant près d’un an, elle participe à l’analyse microbiologique des eaux et s’initie aux prélèvements en Seine. « Je n’étais pas une simple apprentie : on m’a intégrée comme une collègue à part entière. » Cette expérience formatrice est déterminante. Après une parenthèse dans le privé, elle revient en 2021, cette fois comme titulaire, avec la volonté de poursuivre son parcours au sein de l’établissement public. « Quand un poste s’est libéré, j’ai saisi l’opportunité. J’avais envie de retrouver l’ambiance de travail et la confiance que j’avais connues ici. »

 

 

Un métier au laboratoire et sur le terrain

Aujourd’hui, Inès partage son temps entre analyses et prélèvements en Seine. Chaque semaine, elle et son équipe contrôlent des points stratégiques du fleuve. Les échantillons prélevés servent à rechercher la présence de bactéries indicatrices comme les Escherichia coli ou les entérocoques intestinaux. « Ce que j’aime, c’est la polyvalence : je suis au laboratoire, mais aussi dehors, en contact direct avec le milieu naturel. »

 

 

Les Jeux Olympiques : une expérience hors du commun

L’été 2024 restera une étape clé. Inès participe au « Projet Baignade » pour les Jeux Olympiques, avec une surveillance quotidienne renforcée de la Seine. « On savait que nos résultats pouvaient avoir un impact direct sur les épreuves. C’était une vraie fierté : notre travail servait concrètement à des milliers d’usagers, mais aussi à un événement international suivi dans le monde entier. » Ce projet lui a aussi permis de piloter le déploiement d’une nouvelle méthode d’analyse qu’elle conduit dans le cadre de l’accréditation COFRAC du laboratoire.

 

Apprendre et transmettre

Devenue à son tour tutrice d’un apprenti, Inès mesure le chemin parcouru. « J’étais apprentie ici même à Seine Centre, je sais ce que c’est. Aujourd’hui je transmets à mon tour, mais j’apprends aussi de cette expérience. » Le SIAAP accompagne cette montée en compétence avec des formations adaptées et une vraie culture de l’intégration des jeunes. « Dans notre service, beaucoup sont d’anciens apprentis. Si on est encore là, c’est parce qu’on a été bien accueillis et que l’ambiance est stimulante. »

 

La fierté du service public

Pour Inès, travailler au SIAAP, c’est avant tout contribuer à l’intérêt général. « On ne travaille pas seulement pour nous, mais pour les usagers. C’est motivant de se dire que nos analyses servent directement à protéger la santé et la qualité de vie de millions de Franciliens. »

 

Trois mots pour décrire le SIAAP ?

Public, enjeu, polyvalence.

Trois termes qui reflètent son parcours et sa vision d’une mission en mouvement permanent, où chaque projet ouvre sur le suivant.

 

 

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