Les infrastructures hors norme du SIAAP, construites en l’espace de 50 ans, ont en effet permis une amélioration spectaculaire de la qualité des masses d’eau, en répondant progressivement aux objectifs de la première DERU et de la directive cadre sur l’eau (DCE). La nouvelle directive sur les eaux résiduaires urbaines (DERU), adoptée en 2024, représente toutefois un défi pour le SIAAP en ce qu’elle doit conduire à trouver un équilibre entre traitement des eaux usées toujours plus poussé et qualitatif, et limitation de l’empreinte environnementale de ces mêmes traitements.
Aussi, conjuguer la neutralité énergétique, exigence de cette DERU, et l’augmentation de la consommation énergétique estimée à 10 à 20% du fait de performances accrues, apparaît comme une vraie gageure. Le premier palier d’autosuffisance à 2035 est d’ores et déjà atteint par le SIAAP (près de 50% d’autoconsommation énergétique), mais pour atteindre l’objectif de neutralité énergétique en 2045, de nombreux chantiers restent à mener.
Pour atteindre ces objectifs, le schéma directeur industriel du SIAAP (SDI) active plusieurs leviers : réduction de l’énergie consommée, augmentation de l’énergie produite par les filières (production et valorisation du biogaz, valorisation de l’énergie fatale haute et basse température), implantation de technologies photovoltaïques.
L’innovation, par le biais de la programmation scientifique du SIAAP « inneauvation », permet également l’étude des technologies émergentes telle que la gazéification hydrothermale pour une valorisation énergétique des digestats, dans le contexte d’une possible réduction de leur valorisation agricole (décrets socle commun).


