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L’assainissement francilien au cœur de la transition énergétique

Le SIAAP place la transition énergétique au cœur de sa stratégie industrielle : réduction de la consommation, maximisation de la production d’énergie renouvelable, maîtrise de l’empreinte carbone, adaptation aux exigences réglementaire, etc. Ces enjeux sont structurants pour garantir la performance, la résilience et la durabilité du système d’assainissement francilien.

Tendre vers la neutralité énergétique

Depuis plusieurs années, le SIAAP s’est engagé dans une politique ambitieuse de maîtrise de ses consommations énergétiques. Objectif à terme : produire autant d’énergie renouvelable que celle consommée. Sa stratégie repose sur plusieurs axes :

  • Réduction des consommations : en 2024, la consommation énergétique totale du SIAAP s’est élevée à 1 082 826 MWh, en baisse par rapport aux années précédentes. Certaines usines ont bénéficié d’un abattement de la facture d’électricité (TURPE) de 1,5 M€, récompensant leur sobriété.
  • Optimisation des performances : le SIAAP investit régulièrement pour améliorer la performance énergétique de ses équipements (ex : remplacement de turbocompresseurs, automatisation, maintenance prédictive).

Exemple : le nouvel atelier de cogénération (qui permet de créer à la fois de la chaleur et de l’électricité) permet aujourd’hui à l’usine Seine Grésillons de chauffer ses installations process et les bâtiments du site et de produire de l’électricité. De son côté, Seine Aval a mis en place un plan de performance énergétique certifié ISO 50001, avec pour objectif de réduire de 4 % sa consommation d’énergie d’ici 2027. La nouvelle unité de biogaz permet de couvrir 56% des besoins en énergie de l’ensemble de l’usine, tout en étant autosuffisante pour sa propre consommation.

  • Augmentation de la production d’énergie renouvelable : le SIAAP couvre potentiellement 47 % de ses besoins en énergie grâce à l’électricité et au biogaz qu’il produit sur ses sites.
 
De nouvelles exigences réglementaires 
  • La révision de la Directive Eaux Résiduaires Urbaines (DERU) impose une trajectoire progressive vers la neutralité énergétique d’ici 2045, avec des audits énergétiques obligatoires dès 2028 et des objectifs nationaux à atteindre.
  • La Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) fixe des objectifs de réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre pour le secteur de l’assainissement (-37 % en 2030, -66 % en 2050 par rapport à 2015).
 
Du traitement des eaux usées à la production de biogaz

L’un des principaux leviers de la transition énergétique du SIAAP réside dans la valorisation des sous-produits issus de l’épuration des eaux usées en biogaz. Ce biogaz est utilisé pour produire électricité et chaleur, ou être injecté sous forme de biométhane dans le réseau GRDF.

Trois usines transforment aujourd’hui les boues d’épuration en biogaz : Seine Aval, Seine Grésillons et Seine Valenton.

  • Méthanisation des boues : les boues générées par le traitement des eaux usées sont « digérées » dans des unités spécifiques, produisant du biogaz. L’usine Seine Aval, site historique du SIAAP situé dans les Yvelines, a inauguré en 2025 une nouvelle unité de digestion plus compacte et plus performante.  Lire l'article
  • Production et injection de biométhane : fin 2024, l’usine Seine Valenton (94) a mis en service la plus grande unité française de production et d’injection de biométhane issu de l’assainissement. Cette installation permet d’injecter jusqu’à 1 300 Nm³/h de biométhane dans le réseau public GRDF, soit 45 GWh d’énergie décarbonée par an, l’équivalent de la consommation de plus de 10 000 foyers. Cette installation évite le rejet de 9 000 tonnes équivalent CO₂ dans l’atmosphère chaque année. Lire l'article  Lire la brève
  • Premier producteur français de biogaz : grâce à ces installations, le SIAAP est aujourd’hui le premier producteur de biogaz issu de boues d’épuration en France. En 2024, 602 900 MWh de biogaz ont été produits sur l’ensemble des sites, dont une partie est autoconsommée ou vendue.
 
Une logique d’autonomie et de circularité

Pour les usines du SIAAP comme pour les territoires sur lesquels il est implanté, la valorisation énergétique des boues d’épuration est un levier stratégique d’autonomie et une solution pour la transition énergétique.
Elle vise à :

  • Réduire l’empreinte carbone du SIAAP : la production de biogaz et de biométhane permet de limiter la consommation d’énergies fossiles et de tendre vers la neutralité énergétique. Produire du biométhane, c’est produire une énergie locale, renouvelable, à faible contenu carbone (dix fois inférieur environ à celui du gaz naturel), et au coût prévisible.
  • Développer des synergies territoriales : le SIAAP travaille en lien avec les communes riveraines de ces sites pour valoriser l’énergie excédentaire qu’il produit. C’est le cas à Valenton. A l’avenir, l’assainissement pourrait jouer un rôle important de fournisseur d’énergie au niveau local.

Par ses choix d’investissements et sa recherche de pointe, le SIAAP démontre qu’il est un service public industriel moteur dans la transition énergétique du monde de l’assainissement.

Consulter le Schéma Directeur Industriel du SIAAP 
 

Chiffres clés :

- Investissements prévus pour la neutralité énergétique et l’empreinte carbone : 240 M€ sur 2024-2034.
- Consommation annuelle : 1 TWh pour traiter 820 millions de m³ d’eau.
- Production annuelle : 585 GWh de biogaz.
- Part d’autonomie énergétique : 47 % en 2024

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2 rue Jules César,
75589 Paris CEDEX 12

Tél : 01 44 75 44 75
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